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#1 08-01-2010 03:45:59

Clochette
Tranibore
Date d'inscription: 31-01-2009
Messages: 15

[Recension] Echec et mat - Stephen Carter

J'ai acheté ce livre un peu au hasard, parce que la thématique des échecs me plaisait et parce qu'en quatrième de couverture, on pouvait lire une critique alléchante.
"Premier roman (...) touffu, a tout d'un phénomène, (...) encore plus qu'un thriller palpitant, (...) un excellent roman, tout simplement."
Christophe Mercier - Le Point

Bon ben la conclusion est sans appel, il faut se méfier des critiques de quatrième de couv'.
Voici ce que je pense être la vraie critique.
"Premier roman (mérite d'être retravaillé, vraiment trop ) touffu, a tout d'un phénomène, (il se rate à vouloir être à tout prix) encore plus qu'un thriller palpitant, (le nom de la rose est) un excellent roman, tout simplement."

Autant vous dire qu'au long de ces 975 pages (!), on s'ennuie un peu.
Le personnage principal Talcott Garland se trouve aux prises avec une énigme diabolique laissée à son attention par feu son père, ex-Juge de la Cour suprême des Etats-Unis.
J'ai eu souvent l'impression que l'auteur cherchait à nous convaincre que si vraiment cette histoire est palpitante, si vraiment "oh lala quel casse-tête". Pour finalement un dénouement planplan, qui nous fait irrémédiablement nous dire "quoi ? tout ça pour ça ?".

Bref, y'a de l'idée sur le fond (manigances politiques, question de l'intégration des Noirs dans les Etats Unis...), les personnages ont une certaine profondeur qui est intéressante.
Mais globalement, le livre pourrait être deux fois plus court s'il ne se perdait pas dans des chemins détournés, qui ne semblent avoir d'autre but que de paumer le lecteur, sans vraiment faire avancer l'histoire de façon pertinente.

Bref, mon premier livre de l'année 2010, très très moyen

Dernière modification par Clochette (08-01-2010 06:11:15)


Il y a aussi ceux dont on n'attendait rien, dont l'existence était là-bas celle de l'homme sans histoire, et qui ici se sont montrés des héros. C'est ici qu'on aura connu les estimes les plus entières et les mépris les plus définitifs, l'amour de l'homme et l'horreur de lui dans une certitude plus totale que jamais ailleurs. (Robert Antelme - L'espèce humaine)

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